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NAMASTE

“Nama” = bow – “as” = I – “te” = you

Littéralement, “bow me you”: I bow to you.

Le geste illustre la parole : je place mes mains jointes au niveau du coeur et j’incline la tête et/ou le haut du corps. Je peux aussi placer mes mains sur le front au point juste entre les 2 sourcils et les descendre près du coeur.

Namaste, c’est un profonde forme de gratitude et de respect.

En joignant la pensée au mouvement d’inclinaison yeux fermés, je ressens une paix profonde que je partage avec le professeur, l’ensemble du groupe pratiquant, mon entourage, le monde.

Un sentiment sincère de communion du coeur et de l’esprit.

Un sentiment d’amour, de paix et de partage.

Ensemble.

We are the same. We are One. We are.

“Il n’y a alors plus de séparation entre vous et vous, donc. Mais plus de séparation non plus entre vous et le monde, entre l’intérieur et l’extérieur, entre le je et le nous.”

André Compte-Sonville

SHAVASANA, kesako ?

La traduction de cette posture a de quoi faire frémir les occidentaux : le cadavre.

Come on, this is Halloween or what ?

Il s’agit là de s’étendre par terre, comme dans son lit diront les uns, comme sur son lit de mort diront les autres….dans un juste alignement, les épaules au sol, la colonne dans son axe, du sacrum aux cervicales, les pieds tournés vers l’extérieur, les paumes des mains vers le ciel, les lombaires dans leur courbure naturelle, les yeux se ferment…tout le corps est détendu, la gravité fait son travail. Très bien, no problem

Je respire, mais mes pensées s’entrechoquent. De la posture, elles partent vers ce qui m’attend après, ressassent un événement survenu avant, tout se mélange, mon esprit s’agite, rien n’est calme et reposé.

Je crois que ce qui a fait le déclic c’est cette petite phrase : “you’ll have to SURRENDER”…

Surrender : to give up possession or control of, completely or for a short time…

Déposer les armes, baisser les bras, se rendre, lâcher-prise.

En fait je le sens bien, mes paupières ne sont pas complètement closes, je perçois la lumière. Mes dents se touchent, mes lèvres sont serrées. Voici les signes : je ne me rends pas, je fais semblant. Je suis sur le qui-vive, je ne veux pas relâcher complètement… Que va-t-il arriver si je relâche tout ? Mon esprit va-t-il sortir de mon corps? Je vais disparaître ? Je dois abandonner cette enveloppe corporelle mais mon esprit est bien là, mon énergie aussi, just surrender physically. I close my eyes. Je relâche la machoire inférieure et une expiration par la bouche me permet cette décontraction, la tête s’incline légèrement vers l’arrière, last expir.

Le yoga m’apprend à abandonner tout ce qui n’est pas moi.

Je lâche véritablement prise, je m’abandonne physiquement, mais mon état de conscience reste éveillé, je ressens tout ce qui est en moi, ce qui m’entoure, la lumière, les bruits, le murmure du vent…

Bien-être. Bien être. Etre bien.

OM

Mais qu’est-ce que c’est que ce son ? Qu’est ce que veut dire ce truc OM (prononcez A U M)?

Est-ce une prière envers un Dieu ? Est-ce d’origine indienne, hindoue, bouddhiste ?

…mais si ce n’était qu’un son en fait, tout simplement ?

L’ouverture de la bouche, l’air qui sort par la trachée, poussé : un son est émis. Mon souffle détermine sa longueur, son ampleur…Il résonne en moi, de la gorge jusqu’à la tête puis dans tout le corps. Je visualise ses vibrations.

Si si, littéralement, physiquement, mes yeux clos voient dans l’ombre des cercles plus clairs, qui progressent vers l’extérieur, comme une onde. Plusieurs cercles qui vibrent avec mes battements de coeur. Je vois le son.

L’expérience est unique.

Ainsi le OM, syllable sanskrite, est le son original, primordial, à partir duquel l’univers se serait structuré.

A représente le commencement, la naissance.

U la continuation, la vie.

M la fin, la mort.

OM représente donc la totalité de ce qui existe.

Certes, il s’inscrit dans de nombreuses religions de l’Inde.

En fait, il est universel.

BLISS

Un jour, un des pratiquants est sorti de la salle avec ce commentaire concernant le cours : “Oh, such a bliss !”

Je n’ai pas compris si c’était un mot de vocabulaire ou juste une onomatopée, y avait-il une traduction ?

Parce que le son du mot a été très explicite pour moi : Bliss, un bien-être, avec une notion d’apaisement en plus, au delà de la détente, quelque chose de doux et de durable : une sérénité.

Cela est sûrement marqué par la sonorité qui s’étire. Bliss me parle.

Je n’ai pas besoin de traduction. Je me laisse porter par le mot, le son, je le RESSENS…encore cette sensation de flow.

Dictionnaire Longman « Bliss : complete happiness »

LIFETIME

Avec la pratique du yoga, je vis un moment de plénitude dans le sens donné par André Comte-Sponville :

“un de ces moments de grâce, où l’on a cessé de désirer quoi que ce soit d’autre que ce qui est (…) ou que ce que l’on fait (…), où l’on ne manque de rien, où l’on n’a plus rien à espérer ou regretter, où la question de la possession ne se pose plus (il n’y a plus d’avoir, il n’y a que l’être et l’agir)”.

“C’est pourquoi vous êtes comme libéré de vous-même : parce qu’il n’y a plus de dualité entre ce que vous faites et la conscience qui l’observe, entre le corps et l’âme, entre le je et le moi. C’est qu’il n’y a plus que le je. C’est la mise entre parenthèse de l’égo.”

Voilà ce qu’il m’est arrivé de vivre, de ressentir, d’expérimenter.

Le yoga me permet simplement d’être vivante, d’habiter directement avec le réel, de le voir de l’intérieur sans autre médiation que mon corps, de n’être plus séparée de moi-même ni de tout, de dire oui à tout et d’être libre.

Alors, Oui, je ne sais pas si je pourrais un jour m’asseoir en padmasana

Oui, mes épaules rigides empêchent mes mains de se rejoindre en namaste dans le dos ou de prendre suffisamment d’appui sur les bras pour urdhva dhanurasana.

J’en ai conscience …je l’accepte

Demain sera un autre jour.

Ce vendredi matin, à 11H30, l’endroit, the place, de cette première expérience de yoga se nommait “Lifetime Fitness Center”.

LIFETIME. The time during witch a person is alive.

Ici commence mon chemin.

First experience YOGA in the USA

La salle était pleine à craquer, je veux dire que les tapis n’étaient qu’à une largeur de main les uns des autres. La chaleur était réglée sur 78°F ( soit 25/26°C, quite hot, isnt’it ?).

Autour de moi, pas loin de 25 personnes : des grands, des petites, des jeunes, moins jeunes, souriant, crispés, bedonnant, ficelles, débutant(es), dingues de fitness…une population multifacette, impossible de donner le LA de ce qui nous attendait. Message de bienvenue, debout les mains jointes et des mots inconnus au bataillon. Regard à droite à gauche, OK je fais comme les autres. La musique qui monte doucement, le prof nous accompagne en rappelant comme unique consigne : “inhale … exhale”. Je me cale instantanément sur ce mouvement.

Je me souviens bien m’être sentie perdue entre le vocabulaire nouveau, les positions incroyables, bringuebalantes, le souffle coupé par moment, la sueur ruisselant de mon front, mes bras…Wahououou ça bouge par ici !

Premier constat : Le yoga n’est pas statique. Ça déménage même !

Second constat : le souffle est primordial. Un petit décalage entre l’inspir et l’expir et la posture devient torture…

La relaxation finale est un Bonheur, nouveau.

Pas sûre d’avoir réussi à complètement me relâcher, mais je repose mes muscles, mon corps.

Salutation du prof, tiens il est un peu mystique avec ses mains jointes mais son message est sympa, il nous remercie nous souhaite une belle journée.

C’était bien. Tout simplement ?

Je pense que la satisfaction de cette première expérience résidait dans la sensation physique pure. Tout cela semblait cohérent : je bouge, je m’active, je transpire…Comme toute activité physique, je sécrète des endomorphines, dans tout le corps, elles diffusent un sentiment de plaisir. Logique, simple, efficace.

Mais il y avait là un petit quelque chose en plus…

L’ambiance peut-être avec une salle à la lumière tamisée, une douce chaleur ? Le groupe atypique, très hétéroclite? Le prof ? Les copines ?

Les séances suivantes, avec d’autres professeurs, m’ont montré comme un cours peut être très varié, riche.

Chaque jour est différent. Chaque moment de la journée aussi. Chaque prof nous accompagne selon sa personnalité, son tempérament, ses enchaînements de postures. Mon corps aussi est différent. Des jours où je suis plus souple, d’autres moins, plus agitée ou plus reposée. La suite promet d’être riche !

L’aventure commence !